Fireflies Around The World


    MANU

    Share

    Poll

    Rate the band

    [ 0 ]
    0% [0%] 
    [ 0 ]
    0% [0%] 
    [ 0 ]
    0% [0%] 
    [ 0 ]
    0% [0%] 
    [ 0 ]
    0% [0%] 

    Total Votes: 0
    avatar
    sessil ~{Yussy Miyu}~
    Admin

    Female
    Number of posts : 110
    Age : 29
    Location : France
    Job/hobbies : Uni Studient
    Registration date : 2009-02-22

    MANU

    Post by sessil ~{Yussy Miyu}~ on Wed Jun 03, 2009 7:49 am


    ©️ Valérie Baeriswyl

    Genre : Rock, Indie

    Biography :
    After an incredible decade of touring and recording (4 albums, more than 350,000 copies sold worldwide, thousands of concerts throughout europe) the french rock group "Dolly" came to an end after the tragic death of their bassist Micka. What was to happen next was anyone's guess, the group simply couldn't carry on, things could never be the same... For the last 2 years Manu has been hard at work, dealing with the past and looking towards the future, writing and recording songs on her own, freeing herself from all the compromises a group can bring, freeing herself from all restrictions... What was first to be a solo acoustic project soon became a four piece band simply called "Manu". Realising she still needed the driving force of a group to bring her songs to life, Manu was soon joined by her ever faithfull guitarist Nico (Dolly) accompanied by longtime friend Nirox (Bandits, Dawax …) on drums and Ben (Mano Solo, Pause …) on bass. Now ready to open herself to a live public, Manu will be touring again, offering us her raw and spontanious sound in preparation for an album scheduled for release after the summer, watch this space...
    Members :
    Ben (bass, guitar)
    Manu (vocal, guitar)
    Nikko (guitar)
    Nirox (drums)

    Discography :
    RENDEZ-VOUS (2008) - on Deezer

    Version française :
    Spoiler:
    Je me souviens très bien de la première fois où j'ai entendu "Rendez-vous". La chanson pas l'album. C'était un de ces aprés-midi de septembre qui n'en finissent pas. Les fameux "disques de la rentrée" commençaient à s'entasser sur mon bureau et rien ne m'avait franchement excité. Dois-je l'avouer, quand on m’a transmise cette demo en mp3, je ne m'attendais pas à prendre une telle claque. J'ai double-cliqué sur l'écran. Le morceau a commencé. Une fille s'est mise à chanter dès l'intro. De cette voix tranquille et posée qui semble pourtant vous dire "maintenant tu vas m'écouter". C'était comme si la chanteuse s'adressait à moi... "Je te vois... tu es partout... des deux mains, je te donne un rendez-vous". Parlait-elle d'un amant ? d'un ami disparu ? d'un fantôme ? À peine 30 secondes s’étaient écoulées, et j'avais déjà la gorge serrée. Pas ressenti ça depuis des lustres. Puis la chanson se met doucement en place, crescendo : un élégant xylophone fait son apparition, les guitares se font pesantes, le refrain implorant se répète comme un mantra jusqu'à l'explosion finale. Le son pourrait être anglais ou américain. Je suis comme envoûté. Et surtout terriblement ému. J'essuie discrètement une larme derrière mon bureau pour ne pas avoir l'air con. Et après l'avoir réécouté trois ou quatre fois pour être sûr que la magie opérait toujours, je conserve le mp3, comme un trésor de guerre, bien caché au fond de mon ordinateur. Renseignement pris, cette chanteuse c’est Manu, du groupe Dolly. Pour être sincère, je n’ai jamais été fan de la formation et je ne possède aucun de leurs cds. Je me souviens juste que j’avais bien aimé « Je ne veux pas rester sage » en 97, leur plus gros tube. Je sais aussi que c’est un groupe qui a compté dans la petite galaxie du rock français. Avec un parcours en quatre albums et plusieurs centaines de concerts, tragiquement interrompu par la mort du bassiste Micka en mai 2005, laissant derrière lui une solide armée de fans. C’est en 2007, avec l'aide précieuse de Nikko le guitariste qui complétait le quartet, rejoint ensuite par Ben et Nirox, que Manu décide de coucher sur disque ses chansons les plus personnelles à ce jour pour ce qui allait devenir son premier album « solo ». À quoi reconnait-on finalement un grand disque ? Est-ce celui qu'on admire pour son audace et ses expérimentations mais qui croupira sur une étagère et qu'on emmènera jamais dans son Ipod pour partir en vacances ? Ou bien celui qui vous perce en plein cœur dès la première écoute, vous file la chair de poule, vous remplit d’espoir et vous donne la force d'aller dehors vous frotter à la vie ? Le premier album "solo" de Manu fait évidemment partie de cette seconde catégorie. Ce qui ne veut pas dire qu'il manque d'audace car sa production est parfois bluffante. Surtout de ce côté-ci de la Manche. C'est surtout un disque capable d’aligner, avec une facilité presque insolente, des mélodies qu'on pourrait écouter jusqu'à l'usure. Il y a l'obsédante "Allée des Tilleuls" qui ouvre l'album en cinémascope comme la ballade d’un western imaginaire qu’on croirait produite par Nigel Godrich (Radiohead), le sautillant et entêtant "Tes cicatrices", le très britpop "Oh My Friend" une chanson dont Oasis aimerait encore être capable ou l'énervé "Sur mes lèvres". Et puis les tubes en puissance : un euphorisant "T'es beau t'es con" avec son refrain aérien et ses cuivres tout droit sortis du meilleur des Dandy Warhols, un "Goodbye" beau à pleurer dédié à Micka, une petite bombe chantée en japonais "Suteki ni"... Il y a là aussi, avec une sincérité parfois troublante mais non dénuée de poésie, les plus bouleversantes chansons qu'on ait entendues depuis longtemps sur le deuil, l'absence, mais aussi le retour à la vie, au bonheur simple. Et même si « Rendez-Vous » est empreint d'une poisseuse mélancolie, pétri d'écorchures et de doutes, il arrive à dégager une énergie contagieuse pour ceux qui l'écoutent. Bjork disait un jour, au cours d'une interview, qu’une bonne chanson suffisait à éclairer sa journée. Cette année, je crois bien que Manu m'a offert l'électricité !
    JLG

      Current date/time is Sat Nov 17, 2018 9:35 pm